Beaija Jeanzac sur scène, pointant du doigt les spectateurs et tenant un harmonica Yonberg dans sa main gauche

Titulaire d’un DEA en mathématiques pures, Beija Jeanzac a très vite troqué les équations pour l’harmonica. Il découvre l’instrument à 25 ans et ne le lâche plus, développant au fil du temps un univers musical qui puise dans le blues américain et le swing tout en s’ouvrant au jazz manouche, au rock et aux sonorités du monde entier.

C’est à Paris qu’il fait ses premières armes, avec le groupe Men in Blues à partir de 2002. Cinq ans plus tard, il crée Beija’s Project, un trio qui intègre la voix pour la première fois. Dans la même période naît Beija’s Colors, une autre formation où l’harmonica dialogue avec piano et percussions dans un répertoire aux influences mondiales.

La renommée nationale arrive avec 2Blues, duo qu’il forme avec le guitariste Marc Loy en 2008. Six années intenses, plus de 200 concerts partout en France, un album sorti en 2010. C’est là que l’harmonica de Beija trouve vraiment sa place, capable de tout exprimer : la mélancolie comme l’humour, la douceur comme l’éclat.

La suite de son parcours le mène vers des projets de plus en plus personnels. Sillage, enregistré en 2018, marque un tournant intime dans sa discographie. Puis vient Be Swing en 2024, capturé au Caveau des Oubliettes. Aujourd’hui, c’est Swing Toon qui mobilise son énergie : un quartet joyeux et dansant, nourri par l’esprit de Louis Jordan et Django Reinhardt, qui enflamme régulièrement le New Morning, le Petit Journal Montparnasse ou l’Utopia.

Aux quatre coins du monde, il a partagé la scène avec Jean-Jacques Milteau, Beverly Jo Scott et Basile Leroux, et s’est produit de la Cathédrale de Carthage au Festival du film de Marrakech, en passant par le Sénégal et les Antilles. Il appelle son harmonica son « little friend », un instrument qu’il fait sonner comme une flûte, une trompette ou une voix humaine, selon l’humeur du moment.

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